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Ô Filles de L’eau – Nouvel album

« La petite fille regarde au loin vers l’ailleurs de la mer pour ne pas qu’on regarde ses larmes lourdes du chagrin de l’enfance ; mais quand on regarde au loin sur la mer, on voit aussi loin en soi » ; les larmes et la mer ont le goût du sel, les larmes sont un peu d’océan accroché à nos yeux ; la petite fille ne les a pas essuyées ; elle les a jetées dans la musique, s’est habillée en sirène pour montrer le vrai visage de son âme… » 

Préface de l’album par Olivier De Kersauson

Après le succès de l’album « Bretonne » (plus d’1,2 millions d’albums vendus), Nolwenn Leroy fait son grand retour avec un nouvel album « Ô Filles de L’eau ». Elle signe une partie des textes et des musiques de cet album de compositions originales.
Ces chansons nous plongent dans l’univers poétique et mystérieux de la mer.

L’album a été enregistré et produit à Londres par Jon Kelly à qui l’on devait déjà « Bretonne ».
Cet album sera porté par le 1er single « Juste Pour me Souvenir ».

Le Cheshire Cat & Nolwenn

Le Chat du Cheshire n’est pas qu’un exercice de prononciation : dans l’imaginaire de l’écrivain britannique Lewis Carroll, créateur d’Alice au pays des merveilles, ce félin-là est une drôle de bestiole, qui disparaît progressivement en guise de révérence, ne planant in fine dans l’éther que par le souvenir de son sourire (un chat sans sourire, certes, mais un sourire sans chat…).

De même, Nolwenn Leroy avait disparu depuis près de quatre années (tout du moins des presses à disques), et nous conservions le souvenir de sa voix flûtée mais également puissante, de sa beauté gracile, et de l’alibi en creux qu’elle fournissait, par son talent, à quelques univers, aussi impitoyables que télévisuels. C’est juste à l’instant où l’on finit par convenir que tout cela fait un peu court pour passer l’hiver, que nous parvient le troisième album de la jeune dame.

Enregistré en Suède ou dans les Îles Féroé (et autres lieux improbables), le disque est placé sous la houlette de Teitur (star de l’archipel indiqué ci-dessus), auquel il suffit d’un duo avec la chanteuse (« You Get Me ») pour définir ses options esthétiques. Le Cheshire Cat et Moi sera élégant, fragile, délicat, et mélancolique. Et dégraissé de toutes ces lourdeurs instrumentales, qui plombent généralement la variété de grande consommation. De même, les musiques – pour la plupart composées par Rupert Hine, petit prince de la new wave – prennent leurs quartiers dans des climats impressionnistes, qui ont tout à faire avec la sensibilité, et rien avec la facilité.

On s’empressera d’ajouter qu’on peut croiser au gré de ces onze mélodies (dont trois partitions dans la langue de Shakespeare et John Lennon) des compagnons de route d’Antony and the Johnsons, de The Raveonettes, de Björk, ou de Goldfrapp (la harpiste Ruth Wall, et ses notes en suspension), et on fermera le ban avec déterminisme. Parce que la dame a changé, elle qui se voit à travers la palette de son ami illustrateur du livret Thomas Jacquet, en cheveu, regard d’un gris insondable et bouche écarlate, petite fille tellement désireuse de plonger dans le ravin des premières aventures. Et car cet album est, avant tout, celui de Nolwenn Leroy (écrit par, proclame fièrement le livret), qui tient dans un équilibre rare (une main de sensualité dans un gant de distance) les harmonies, les histoires, et les mots susurrés.

Même le titre le plus facile de la sélection, et premier single (« Faut-il, faut-il pas ? ») n’échappe pas à la règle de ces options artisanales de petit maître, penché avec attention sur son pupitre. La jeune femme a prouvé qu’elle était doté d’une sacrée voix (bon, ça, c’est fait), et d’un non moins sacré caractère (bon, ça…), lui permettant de résister à la pression du business : aujourd’hui, elle devient artiste, authentique et totale, générant ses propres univers à l’instar des plus grands. Et on est bien content d’être là pour l’entendre.

Auteur : Christian Larrède – Chronique de l’album parue sur le site

Christian Larrède
Journaliste, auteur et musicien, manager, patron de radio, Christian Larrède a exploré le monde musical depuis les coulisses, devenant l’un des plus éminents spécialistes des musiques du monde, du jazz et du rock.
Auteur de chansons et guitariste, Christian Larrède diversifie ses activités musicales depuis 1983 entre l’animation radiophonique et l’organisation de concerts dans la région bordelaise, puis collabore au magazine Nineteen. En 1988, il manage le groupe Gamine et entre à la rédaction des Inrockuptibles où il développe la rubrique Musiques du monde. Notre collaborateur a également exercé les postes de Responsable des programmes et Directeur d’une radio locale de 1985 à 2007.

Une artiste en voie d’apparition ou d’évolution ?

Flash Back… On l’attendait depuis 2 ans, le petit dernier. Lundi 5 décembre 2005, le nouvel album de Nolwenn Leroy est enfin arrivé dans les bacs. En réalité, le choix de la date était prémonitoire. L’album s’est révélé être le plus magnifique des cadeaux de “Nolwenn” pour tous ses fans et pour l’artiste elle-même. Quel accueil ! Disque d’or (100 000 exemplaires vendus ) en l’espace de 15 jours à peine. Certifié disque de platine ( plus de 300 000 albums vendus ) 5 mois après sa mise en vente. Un succès incontestable au niveau des ventes.

Un album co-signé avec la paire Vouzy-Souchon et quelques auteurs compositeurs de talent: Kent, Yasmine Shah, Arnaud Rozenblat, Julien Voulzy entre autres.Un album pour lequel Nolwenn et son équipe ont décidé de prendre leur temps. Un album dans lequel Nolwenn a écrit la moitié des textes. Un album réglé au silence musical près.
Un album qui est en fait un véritable régal pour les oreilles, les muscles zygomatiques et les glandes lacrymales…

Un travail d’orfèvre. Plus précis, plus sensible, plus soigné, difficile à trouver sur le marché.

La Nolwenn “nouvelle” est arrivée…

Premières réactions sur l’album: surpriseS, plaisirS, émotionS… mais aussi grande fierté de découvrir aujourd’hui une Nolwenn ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.

Après la sortie de son premier album, beaucoup lui reprochaient un style musical peu affirmé . Un non-style à vrai dire.
Malgré une voix exceptionnelle reconnue par la plupart des critiques, elle restait avant tout une des figures de proue d’une nouvelle génération d’artistes, nés d’un concept considéré à tort comme producteur d’artistes formatés pour une consommation de masse et de qualité médiocre.
Sans la moindre once d’honnêteté permettant de reconnaître qu’il peut y avoir parfois des exceptions. La Star Ac ou autre émission équivalente, a rarement été dépeinte comme un moyen mais comme une fin !

On avait rangé Nolwenn, à cette époque, dans un joli panier doré, mentionnant sans cesse son appartenance au concept des artistes sortis de la télé réalité qui se ressemblent tous et chantent tous la même chose. Des images et des vedettes de la télé plus que des artistes potentiels.
C’était tellement “facile” pour certains à cette époque de faire un amalgame et donc de ranger Nolwenn dans une famille d’artistes très éphémères et peu respectables.

Nolwenn allait-elle donc se révéler être, comme tous les “Darwin de salon” le pariaient, une rose qui à peine éclose allait flétrir et disparaître sans autre forme de procès ?

Quel allait donc être son devenir ?

Certains pariaient sur une disparition à brève échéance.
D’autres se demandaient à quelle sauce, sa maison de disques, allait la “manger” et si le soutien de celle-ci allait survivre à la cuvée Star Ac suivante.
Beaucoup surtout, conscients de ses capacités musicales se demandaient vers quel style musical elle allait s’orienter.

Toutes ses questions ont trouvé un début de réponse avec la sortie du 2ème album, tellement attendu au tournant.
On y a découvert une artiste avec un style tout à fait personnel. Certains craignaient une trop forte empreinte de Laurent Voulzy sur l’album, mais c’est bien un album de Nolwenn écrit et conçu avec Voulzy et non pas le contraire.
Le talent et la précision de Monsieur Voulzy a surtout permis à Nolwenn de mettre en mots et en musique, quelques facettes de son univers, jusque là peu visible dans les premiers titres.

Une artiste en voie d’affirmation ?

Nolwenn, avant cette rencontre décisive avec Laurent Voulzy, ressemblait à un beau papillon, certes, mais un papillon recroquevillé dans une chrysalide devenue bien étroite, aveuglée semble-t-il par toute cette lumière braquée sur elle, dès son apparition sur la scène publique.
Il ne fallait qu’un déclic basé sur la confiance et une bonne dose de clairvoyance et de talent pour qu’elle puisse commencer à déployer ses ailes et s’envoler vers son destin artistique.

Résultat: une Nolwenn “nouvelle” est apparue aux yeux de tous, même des plus récalcitrants.
Il est d’ailleurs intéressant de constater que Nolwenn est devenue une personne fréquentable et “bankable” depuis quelques mois.
Il est maintenant de bon ton de cotoyer Nolwenn, de l’inviter ou même d’en parler en bien.
Certains journalistes parlent d’elle aujourd’hui comme étant une EXCEPTION et dénoncent toujours le concept qui lui a permis de percer mais en reconnaissant enfin son droit au talent malgré sa victoire et la surmédiatisation qui a suivi.
Cette différenciation était loin d’être le cas, il y a encore un an.

Nolwenn est apparue comme une artiste qui avait quelque chose à dire et qui le disait avec force et confiance.

Nolwenn, artiste sereine et heureuse, un état de cause à effets ?

Bien sûr que l’accueil incroyablement positif, du public, de la presse et des “critiques”, fait à l’album depuis décembre, n’a fait que rassurer une jeune artiste fragilisée.
Cela a permis à Nolwenn de se gonfler à bloc d’une confiance toute neuve.
Mais selon les propres dires de Nolwenn, le climat de travail et la collaboration avec Laurent Voulzy et son équipe pour l’album lui avaient déjà permis de réaliser une bonne partie du chemin.

Sa nouvelle et si belle famille lui a donné des ailes.
Le papillon ne demande désormais qu’à voler de ses propres ailes, au gré du vent…
Elle a décidé de mener sa barque elle-même.
Inconscient ? Courageux ? Normal ? Indispensable ?

Inconcevable apparemment de penser qu’elle eût pu en décider autrement.
La petite a bien grandi et, à 23 ans à peine, a déjà parcouru un chemin incroyable et abattu bien des obstacles, sans tambours ni trompettes.
La tête bien vissée sur les épaules, elle a réussi à affronter et surmonter les moments difficiles qui n’ont pas dû manquer de l’atteindre.

Elle sait de plus en plus ce qu’elle veut mais surtout ce qu’elle ne veut pas. Artistiquement et humainement.
Depuis son retour, beaucoup ont noté d’ailleurs un visage plus serein, une jeune femme plus épanouie.
Sans doute le reflet d’une confiance nouvelle en un avenir plus clair, plus précis et parsemé de bien moins d’obstacles.

Nolwenn, avec ce 2ème album et certains choix de carrière ou engagements, semble s’être affranchie et libérée de l’énorme poids du cadeau empoisonné qui lui avait été donné avec la couronne: une notoriété trop vite acquise et non légitime, basée sur une image et non sur le talent, de l’avis de ses détracteurs.
Elle a digéré les attaques et pansé ses blessures.
Elle a pris son temps pour revenir plus forte.

Elle n’a plus à s’excuser d’être là et joue crânement sa place aujourd’hui, la tête haute, le regard clair et confiant, et le sourire aux lèvres.

Reste à espérer pour son bien-être et notre plaisir, que le vent lui soit longtemps clément.

Pour le moment, le vent conduira tous ses fans et les curieux qui ne demandent qu’ à la découvrir sur scène, sur toutes les routes de France.
Rendez-vous donc dès le 30 septembre à Lille pour la première date de la tournée de Mademoiselle Nolwenn Leroy.

N’hésitez pas, tous, surtout les indécis ou les sceptiques à venir vous rendre compte que, sur scène, Nolwenn Leroy est une véritable artiste, généreuse et talentueuse, bien loin de l’image glacée et empruntée qu’une émission de télé réalité et quelques “Darwin de salon” lui ont collée.

Par L.C (Piensa), Mai 2006. – http://www.nolwennleroy.com

Dans la peau de Nolwenn…

En Nolwennie, depuis quelques mois règne une inquiétude non dissimulée.

Quelques fans s’inquiètent de certaines orientations ou décisions prises en matière de communication dans la carrière de Nolwenn.

Je pense que nous devrions tous nous rendre compte que, nous tous, sommes extérieurs au milieu, à ses « lois », à son fonctionnement.
Nous ne savons pas tout, loin de là d’où notre inquiétude.
Nous voulons le meilleur pour une artiste que nous aimons et en qui nous croyons.
Sinon nous ne serions pas là, à discuter de l’actualité d’une artiste qui n’en a pas ou très peu pour l’instant.

Frédéric Renaudin, le pianiste de sa première tournée, nous a confié dernièrement être toujours surpris de constater l’incroyable activité des forums principaux de Nolwenn contrairement aux forums d’autres artistes.
Cela prouve bien qu’on l’aime la petite.

Mais attention !  Il serait temps d’aimer avec modération.
Aimer sans adoration et avec discernement semble la meilleure façon de respecter l’artiste et lui permettre de s’épanouir librement.

Pour traduire plus clairement mon propos, essayons de nous mettre dans la peau de l’artiste. Pardon à Nolwenn mais ce n’est que pour quelques secondes…
Je suis donc Nol… timide

En cette période de faible actu, je passe souvent sur le net (incognito) afin de lire les messages des fans qui attendent impatiemment mon retour… je tombe sur des tas de messages et des forums en pleine activité ce qui me fait extrêmement plaisir car je constate que l’on ne m’oublie pas… au hasard de mes lectures, je tombe sur des messages inquiets, je peux le comprendre, même si j’aimerais qu’on me laisse mener ma barque en me faisant un peu plus confiance… au hasard toujours, je tombe sur des messages qui au nom de l’inquiétude me reprochent ou reprochent à mon entourage une mauvaise communication et là je le dis haut et fort: là ça m’énerve ! Qui a le droit de me juger, me condamner… SANS SAVOIR.

Je ne demande pas à mes fans d’être des moutons sans cervelle et sans avis. Je leur demande juste de me donner une AVANCE SUR CONFIANCE.

Je ne leur demande même pas d’être fans. Je les prends tels qu’ils sont et j’ai déjà prouvé par le passé que même lorsqu’ils s’invitent à ma table, je leur donne ce que je veux leur donner: ECOUTE, GENTILLESSE, CONSIDÉRATION.

Serait-ce trop leur demander de me porter la même considération, la même patience et la même écoute ?
Je vais bien ! Frédéric a eu la gentillesse de vous le dire et le redire.
Je mène très bien ma barque depuis quelques mois et je travaille pour que le résultat soit le plus satisfaisant possible.
Je fais mon JOB. Vous ferez le vôtre en septembre en me donnant vos impressions et en me soutenant dans la suite de ma carrière ou pas. Vous aimerez ou vous n’aimerez pas. Ce sera votre choix.
Please, laissez moi les miens.

Voilà en gros ce que je pense pouvoir être le ressenti de Nol après lecture de toutes ces petites inquiétudes, parfois de batailles de clocher, de « troubles » inutiles qui ne changeront pas grand chose à la chose…

Nous sommes et nous devons en prendre conscience, des spectateurs incompétents et impuissants la plupart du temps.
Je ne dis pas tout le temps car par notre soutien, notre activité dans tous les forums au niveau de la diffusion d’infos et de « vitrine », nous sommes aussi des acteurs précieux (y’a pas de mal à se faire du bien) dans l’avancement de la carrière de Nolwenn.

Mais, je le répète, attention.
Attention à ne pas s’approprier ce qui n’est pas NOTRE PROPRIÉTÉ.
Attention à ne pas dépasser nos « prérogatives ».
Attention à rester à notre place.

Nous ne sommes pas des moutons adorateurs car nous aimons discuter de tout et de rien et chercher la petite bête à l’occasion. Nous sommes plutôt pour l’instant des brebis égarées qui se rassembleront en septembre, bienheureux de faire le bilan, qui j’en suis sûre, avec les quelques échos que nous avons pour l’instant, sera plus que positif.

Pardon à Nol d’avoir pris sa place pour quelques instants. Les propos tenus dans le quote n’engagent que moi et mon interprétation de ce que je lis par-ci, par-là.

Crédit : Piensa – http://www.nolwennleroy.com