Archive pour mai 2006

Une artiste en voie d’apparition ou d’évolution ?

Flash Back… On l’attendait depuis 2 ans, le petit dernier. Lundi 5 décembre 2005, le nouvel album de Nolwenn Leroy est enfin arrivé dans les bacs. En réalité, le choix de la date était prémonitoire. L’album s’est révélé être le plus magnifique des cadeaux de “Nolwenn” pour tous ses fans et pour l’artiste elle-même. Quel accueil ! Disque d’or (100 000 exemplaires vendus ) en l’espace de 15 jours à peine. Certifié disque de platine ( plus de 300 000 albums vendus ) 5 mois après sa mise en vente. Un succès incontestable au niveau des ventes.

Un album co-signé avec la paire Vouzy-Souchon et quelques auteurs compositeurs de talent: Kent, Yasmine Shah, Arnaud Rozenblat, Julien Voulzy entre autres.Un album pour lequel Nolwenn et son équipe ont décidé de prendre leur temps. Un album dans lequel Nolwenn a écrit la moitié des textes. Un album réglé au silence musical près.
Un album qui est en fait un véritable régal pour les oreilles, les muscles zygomatiques et les glandes lacrymales…

Un travail d’orfèvre. Plus précis, plus sensible, plus soigné, difficile à trouver sur le marché.

La Nolwenn “nouvelle” est arrivée…

Premières réactions sur l’album: surpriseS, plaisirS, émotionS… mais aussi grande fierté de découvrir aujourd’hui une Nolwenn ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.

Après la sortie de son premier album, beaucoup lui reprochaient un style musical peu affirmé . Un non-style à vrai dire.
Malgré une voix exceptionnelle reconnue par la plupart des critiques, elle restait avant tout une des figures de proue d’une nouvelle génération d’artistes, nés d’un concept considéré à tort comme producteur d’artistes formatés pour une consommation de masse et de qualité médiocre.
Sans la moindre once d’honnêteté permettant de reconnaître qu’il peut y avoir parfois des exceptions. La Star Ac ou autre émission équivalente, a rarement été dépeinte comme un moyen mais comme une fin !

On avait rangé Nolwenn, à cette époque, dans un joli panier doré, mentionnant sans cesse son appartenance au concept des artistes sortis de la télé réalité qui se ressemblent tous et chantent tous la même chose. Des images et des vedettes de la télé plus que des artistes potentiels.
C’était tellement “facile” pour certains à cette époque de faire un amalgame et donc de ranger Nolwenn dans une famille d’artistes très éphémères et peu respectables.

Nolwenn allait-elle donc se révéler être, comme tous les “Darwin de salon” le pariaient, une rose qui à peine éclose allait flétrir et disparaître sans autre forme de procès ?

Quel allait donc être son devenir ?

Certains pariaient sur une disparition à brève échéance.
D’autres se demandaient à quelle sauce, sa maison de disques, allait la “manger” et si le soutien de celle-ci allait survivre à la cuvée Star Ac suivante.
Beaucoup surtout, conscients de ses capacités musicales se demandaient vers quel style musical elle allait s’orienter.

Toutes ses questions ont trouvé un début de réponse avec la sortie du 2ème album, tellement attendu au tournant.
On y a découvert une artiste avec un style tout à fait personnel. Certains craignaient une trop forte empreinte de Laurent Voulzy sur l’album, mais c’est bien un album de Nolwenn écrit et conçu avec Voulzy et non pas le contraire.
Le talent et la précision de Monsieur Voulzy a surtout permis à Nolwenn de mettre en mots et en musique, quelques facettes de son univers, jusque là peu visible dans les premiers titres.

Une artiste en voie d’affirmation ?

Nolwenn, avant cette rencontre décisive avec Laurent Voulzy, ressemblait à un beau papillon, certes, mais un papillon recroquevillé dans une chrysalide devenue bien étroite, aveuglée semble-t-il par toute cette lumière braquée sur elle, dès son apparition sur la scène publique.
Il ne fallait qu’un déclic basé sur la confiance et une bonne dose de clairvoyance et de talent pour qu’elle puisse commencer à déployer ses ailes et s’envoler vers son destin artistique.

Résultat: une Nolwenn “nouvelle” est apparue aux yeux de tous, même des plus récalcitrants.
Il est d’ailleurs intéressant de constater que Nolwenn est devenue une personne fréquentable et “bankable” depuis quelques mois.
Il est maintenant de bon ton de cotoyer Nolwenn, de l’inviter ou même d’en parler en bien.
Certains journalistes parlent d’elle aujourd’hui comme étant une EXCEPTION et dénoncent toujours le concept qui lui a permis de percer mais en reconnaissant enfin son droit au talent malgré sa victoire et la surmédiatisation qui a suivi.
Cette différenciation était loin d’être le cas, il y a encore un an.

Nolwenn est apparue comme une artiste qui avait quelque chose à dire et qui le disait avec force et confiance.

Nolwenn, artiste sereine et heureuse, un état de cause à effets ?

Bien sûr que l’accueil incroyablement positif, du public, de la presse et des “critiques”, fait à l’album depuis décembre, n’a fait que rassurer une jeune artiste fragilisée.
Cela a permis à Nolwenn de se gonfler à bloc d’une confiance toute neuve.
Mais selon les propres dires de Nolwenn, le climat de travail et la collaboration avec Laurent Voulzy et son équipe pour l’album lui avaient déjà permis de réaliser une bonne partie du chemin.

Sa nouvelle et si belle famille lui a donné des ailes.
Le papillon ne demande désormais qu’à voler de ses propres ailes, au gré du vent…
Elle a décidé de mener sa barque elle-même.
Inconscient ? Courageux ? Normal ? Indispensable ?

Inconcevable apparemment de penser qu’elle eût pu en décider autrement.
La petite a bien grandi et, à 23 ans à peine, a déjà parcouru un chemin incroyable et abattu bien des obstacles, sans tambours ni trompettes.
La tête bien vissée sur les épaules, elle a réussi à affronter et surmonter les moments difficiles qui n’ont pas dû manquer de l’atteindre.

Elle sait de plus en plus ce qu’elle veut mais surtout ce qu’elle ne veut pas. Artistiquement et humainement.
Depuis son retour, beaucoup ont noté d’ailleurs un visage plus serein, une jeune femme plus épanouie.
Sans doute le reflet d’une confiance nouvelle en un avenir plus clair, plus précis et parsemé de bien moins d’obstacles.

Nolwenn, avec ce 2ème album et certains choix de carrière ou engagements, semble s’être affranchie et libérée de l’énorme poids du cadeau empoisonné qui lui avait été donné avec la couronne: une notoriété trop vite acquise et non légitime, basée sur une image et non sur le talent, de l’avis de ses détracteurs.
Elle a digéré les attaques et pansé ses blessures.
Elle a pris son temps pour revenir plus forte.

Elle n’a plus à s’excuser d’être là et joue crânement sa place aujourd’hui, la tête haute, le regard clair et confiant, et le sourire aux lèvres.

Reste à espérer pour son bien-être et notre plaisir, que le vent lui soit longtemps clément.

Pour le moment, le vent conduira tous ses fans et les curieux qui ne demandent qu’ à la découvrir sur scène, sur toutes les routes de France.
Rendez-vous donc dès le 30 septembre à Lille pour la première date de la tournée de Mademoiselle Nolwenn Leroy.

N’hésitez pas, tous, surtout les indécis ou les sceptiques à venir vous rendre compte que, sur scène, Nolwenn Leroy est une véritable artiste, généreuse et talentueuse, bien loin de l’image glacée et empruntée qu’une émission de télé réalité et quelques “Darwin de salon” lui ont collée.

Par L.C (Piensa), Mai 2006. – http://www.nolwennleroy.com